Nos instituts
Agir pour l'égalité des chances
Favoriser une éducation humaniste
L'Institut Catholique de Paris (ICP)
L'Institut Catholique de Toulouse (ICT)
L'Université Catholique de l'Ouest (UCO)
L'Université Catholique de Lille
L'Université Catholique de Lyon (UCLy)
Qu'est-ce qu'un organisme à but non lucratif ?
La sensibilisation au handicap
Recevoir une
brochure par courrier

Préparer sa succession suppose d’anticiper la manière dont son patrimoine sera transmis et réparti entre ses proches. Entre cadre légal, liberté de transmission et situations d’indivision, certaines notions méritent d’être clarifiées pour faire des choix éclairés. La quote-part fait partie de ces repères essentiels pour organiser sa succession sereinement.
Dans une succession, la quote-part correspond à la fraction du patrimoine du défunt revenant à chaque héritier ou bénéficiaire. Elle permet de clarifier la répartition des droits lors du partage des biens.
Lorsqu’une personne décède, l’ensemble de ses biens constitue sa succession. Celle-ci est ensuite répartie entre les héritiers selon des règles fixées par la loi ou selon les volontés exprimées dans un testament. Par exemple, si une personne décédée sans époux.se laisse deux enfants sans testament, le patrimoine est en principe divisé en parts égales entre eux.
Le partage dépend toutefois de plusieurs éléments : la composition de la famille, l’existence d’un conjoint survivant, la présence d’un testament et la nature des biens transmis. Certaines parts sont protégées par la loi pour garantir les droits des proches, tandis que d’autres peuvent être librement attribuées dans le respect du cadre légal.
Le droit successoral français repose sur un équilibre entre la protection de certains proches et la liberté de transmettre selon ses convictions. Il repose sur deux notions complémentaires : la réserve héréditaire et la quotité disponible, définies par l’article 912 du Code civil.
La réserve héréditaire correspond à la part du patrimoine que la loi réserve obligatoirement à certains héritiers, appelés héritiers réservataires. Il s’agit principalement des enfants. En leur absence, le conjoint survivant peut également bénéficier de droits spécifiques selon la situation familiale.
Cette règle encadre strictement la possibilité de déshériter ses enfants et la part qui leur est réservée varie selon leur nombre :
un enfant : la réserve représente la moitié du patrimoine ;
deux enfants : elle représente les deux tiers ;
trois enfants ou plus : elle atteint les trois-quarts.
La partie restante constitue la quotité disponible.
Cette fraction du patrimoine peut être librement attribuée par testament à la personne ou à l’organisme de son choix. Par exemple, le testateur décide de transmettre une partie de son patrimoine à un proche, à un ami ou de soutenir une cause qui lui tient à cœur ou qui a compté dans son parcours, comme l’une des Universités catholiques*.
Avant de rédiger un testament ou d’organiser la répartition de ses biens, l’accompagnement d’un notaire renforce la validité de ses choix selon le cadre légal.
Lorsqu’aucune volonté n’a été formalisée, la loi organise elle-même la transmission des biens. Les héritiers sont alors appelés selon un ordre précis, fixé par le Code civil, et reçoivent leur part en fonction de leur lien avec le défunt.
Cette répartition légale offre un cadre protecteur, mais elle ne tient pas toujours compte des situations particulières ou des souhaits personnels. Par exemple, certaines réalités familiales, besoins spécifiques ou volontés de transmission ne pourront pas être intégrés dans ce partage automatique.
Le patrimoine est réparti selon les règles juridiques générales, sans prise en compte des choix personnels du défunt.
Le testament permet d’aller au-delà du cadre légal. Dans le respect de la réserve héréditaire, il permet d’attribuer sa quote-part disponible selon ses choix : rééquilibrer un partage, protéger une personne ou soutenir une œuvre d’intérêt général.
En exprimant clairement ses volontés, le testament facilite la compréhension de la répartition et sécurise la transmission du patrimoine.
Lors d’une succession, il est fréquent qu’un bien soit transmis à plusieurs héritiers en même temps : on parle alors d’indivision. Chaque personne détient une quote-part du bien, sans qu’une partie précise ne lui soit attribuée.
Cette situation implique une gestion commune : les décisions importantes doivent être prises collectivement.
Elle peut être transitoire ou durer dans le temps. L’article 815 du Code civil prévoit que nul ne peut être contraint de rester dans l’indivision, ce qui permet à chaque indivisaire d’en demander le partage.
À noter : Depuis la loi d’avril 2026, certaines situations de blocage en indivision peuvent être facilitées. Le juge peut, dans certains cas, autoriser des actes comme la vente d’un bien lorsqu’ils répondent à un intérêt commun, même en l’absence d’accord de tous les indivisaires.
Oui. Une personne peut transmettre sa part indivise par testament, à condition de respecter les droits des héritiers réservataires. Cela signifie qu’elle peut léguer la fraction de propriété qu’elle détient dans un bien en indivision, sans transmettre le bien dans son ensemble. Ce mécanisme permet d’anticiper plus précisément le devenir d’un bien détenu en indivision.
Lorsque l’indivision devient complexe ou source de désaccords, un notaire peut accompagner les héritiers pour clarifier les droits de chacun et envisager un partage plus simple.
Anticiper la transmission de son patrimoine contribue à mieux protéger ses proches, à prévenir certaines difficultés entre héritiers et à donner du sens à ses choix.
Vous vous interrogez sur les différentes possibilités de transmission ? Les Universités catholiques* vous proposent des repères concrets pour vous aider à structurer votre projet de transmission.
Demander notre brochure sur le legs
*Loi de 1875 sur la liberté de l’enseignement supérieur.